Folk Off 2.0
Les pirates de l’interzone n’ont qu’à bien se tenir!
Vous y entendrez la basse de Vander (Les Colocs, Vander et du Beau Monde, Bass Ma Boom), la guitare électrique de Sébastien Blais-Monpetit (Un des fameux G-String de ce non moins fameux Champion), les claviers de malade de François Lafontaine (Karkwa, Mort de Rire, Large Ensemble, Beluga…) et même la voix suave de Eve Cournoyer.

01_Drogues et autres abus I
02_Engage-moi
03_Qui ne dit mot qu’on sent
04_Sur la terre ferme
05_Drogues et autres abus II
06_Le révolutionnaire du dimanche
07_Folk Off
08_Drogues et autres abus III
09_Je ne pense pas donc te suis
10_Ma petite chanson
11_Le mal de mer
12_Point de mire
Simon J. : Guitare, gazou, mélodica, machine à écrire, textes, voix, case de moteur, pitons et cossins, programmation, divers outils…
Vander : Basse
Sébastien Blais-Monpetit : Guitare électrique
François Lafontaine : Claviers
Eve Cournoyer : Voir sur Le mal de mer
Réalisation : Simon J.
Photo : Thierry Francis. et Simon J.

Depuis que la planète se réchauffe
Je n’ai plus d’été
Je fais ce que je peux
Je me fais bronzer au sodium clandestinement
Comme un mutilé qui recherche la mort
Dans le cancer des tropiques
Mais ne la trouve jamais
Je dis fuck off dans les deux langues
J’ai la grande fatigue d’avant la guerre
Qui s’essouffle dans ma poitrine
Mon usine roule à vide
Ma rivière coule à sec
Je me masse le gland autant que faire se peut
En pensant à vos plans de société
À vos notions bidons sur l’individu
À vos initiatives de légalisation ou de décriminalisation
D’interdiction et de permission
De faire ou de ne pas faire face à la menace qui court
L’imbécilité tapisse lentement le mur à mur de ma demeure mal isolée
Je dis fuck off dans les deux langues
Les dizaines d’années s’accumulent comme des actes de terrorisme
Je les vois tous mourir un après l’autre
D’overdose et de rock and roll
Un après l’autre
Comme si l’histoire voulait se venger de quelque chose
Ou de l’éternel retour
Tant et si bien qu’on pourrait dire
Qu’il ne s’est jamais rien passé
C’est le silence qui me rend polyglotte
Je dis fuck off dans les deux langues


