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	<title>simonjodoin.net&#187; Textes</title>
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	<description>Repère web de Simon Jodoin</description>
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		<title>Sur la terre ferme</title>
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		<pubDate>Mon, 18 May 2009 15:23:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon J</dc:creator>
				<category><![CDATA[Folk Off]]></category>

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		<description><![CDATA[Moi je suis né dans un quartier dans l’est, au bord des pétroliers. Des raffinés, y’en avait pas beaucoup. J’allais avec mon père m’acheter des souliers chez Pitt car il m’avait bien dit que là où tu habites, les souliers trop chers, c’est pas une bonne affaire, tu te les feras piquer au galerie d’anjou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Moi je suis né dans un quartier dans l’est, au bord des pétroliers. Des raffinés, y’en avait pas beaucoup. J’allais avec mon père m’acheter des souliers chez Pitt car il m’avait bien dit que là où tu habites, les souliers trop chers, c’est pas une bonne affaire, tu te les feras piquer au galerie d’anjou avec un couteau planté dans la joue -tu me comprends?- fais que j’ai fait mon temps. À la récréation, je faisais rire de moi, mais je ne revenais jamais nu pied de l’arcade. J’ai durci ma façade sachant que j’étais pas à ma place avec ma paire de godasses.</p>
<p>Sur la terre ferme, ferme ta yeule</p>
<p>Sur la terre ferme, ferme ta yeule</p>
<p>J’ai pas vieilli vite mais j’ai vieilli quand même. Toujours prèt pour m’insérer dans des problèmes que j’avais même créé. Faire chier tout le monde c’est réellement devenu ma tasse de thé. Avec mon casier je m’étais fait un local : j’vendais des fleurs du mal à quinze piasses le pétal. Mes chums dans mon cartier se sont mis à porter des tuques pis des jambières en plein été, même à engraisser. Ils me faisaient des yo pis des motherfuckers avec des coats qui ont des lignes blanches sur les côtés. Qu’est-ce tu veux que j’fasse ? J’ai vite senti que j’étais pas à ma place avec ma chemise de chasse.</p>
<p>Sur la terre ferme, ferme ta yeule</p>
<p>Sur la terre ferme, ferme ta yeule</p>
<p>Je me suis pas fait chier. À la première occasion de me payer un avion, je me suis acheté un billet avec mes dernières cennes. J’ai même vendu ma guitare sans que ça me fasse de la peine. Tsé quand tu prends ton kick à te dépayser. Même un bout en Afrique avec c’qui m’restait d’fric, j’me suis acheté une bite de hash en dynamite pour montrer à mes chums. Mais quand je suis revenu, ils étaient dans la rue, ils maigrissaient tous nus à chauffer des cuillères remplies de stuff qui faisait des bubulles au prix que l’on t’encule. C’est fourrant, je le sais… Mais j’étais pas à ma place avec ma bite de hash.</p>
<p>Sur la terre ferme, ferme ta yeule</p>
<p>Sur la terre ferme, ferme ta yeule</p>
<p>À c’t&#8217;heure je vis tranquille. J’ai ma maison en ville. J’ai même une tondeuse pis un weed eater! Une petite vie heureuse… Un chien qui fait des tous dans la cour pis qui jappe après les caves qui passent dans la ruelle, j’ramasse sa marde à pelle. Ça me prend un permis pour stationner devant chez nous même si y’a pas personne pis que c’est vide partout. Du premier avril au premier décembre faut que je change le char de côté deux fois par semaine même s’ils ne prennent pas la peine de passer vraiment le balais… Ils nous prennent pour des épais! Pis peut-être même qu’on l’est ! Mais qu’est-ce tu veux que j’fasse? J’viens de trouver ma place avec ma double face.</p>
<p>Sur la terre ferme, ferme ta yeule</p>
<p>Sur la terre ferme, ferme ta yeule</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Qui ne dit mot qu’on sent</title>
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		<pubDate>Mon, 18 May 2009 15:21:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon J</dc:creator>
				<category><![CDATA[Folk Off]]></category>

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		<description><![CDATA[Savez vous qu’on vous fourre
C’ ’est pour ça qu’on est pour
Savez vous qu’on vous crosse
Qu’on vous tient par les gosses
Pis qu’on lâchera jamais
C’est même ça notre projet
Pour l’avenir]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Savez vous qu’on vous fourre<br />
C’ ’est pour ça qu’on est pour<br />
Savez vous qu’on vous crosse<br />
Qu’on vous tient par les gosses<br />
Pis qu’on lâchera jamais<br />
C’est même ça notre projet<br />
Pour l’avenir</p>
<p>Savez vous que tout compte fait<br />
On vous prend pour des épais<br />
Qu’en dernière analyse<br />
On invente des bêtises<br />
Qu’on en a rien à foutre<br />
Et que c’est ça la poutre<br />
Des nos initiatives</p>
<p>Le savez vous seulement ?<br />
Qui ne dit mot consent<br />
Le savez-vous qu’on sent<br />
Mauvais ?</p>
<p>Savez-vous qu’on vous suce<br />
Qu’on vous l’met dans l’anus<br />
Pis que si ça passe pas<br />
On a des gars pour ça<br />
Prêts à faire la sale job<br />
Pour vous replacer l’tie rod<br />
Ben comme faut</p>
<p>Savez vous qu’on vous bourre<br />
Un peu plus tous les jours<br />
Et pis quand ça déborde<br />
On est prêt à vous mordre<br />
Qu’on a toute sorte de drogue<br />
Pour que vous dormiez s’a plogue<br />
Dans le troupeau</p>
<p>Le savez vous seulement ?<br />
Qui ne dit mot consent<br />
Le savez-vous qu’on sent<br />
Mauvais?</p>
<p>Des affaires pas trop hot<br />
On en a plein les bottes<br />
Des histoires ben ben moches<br />
On en a plein les poches<br />
Pis du sang de bambin<br />
On en a plein les mains<br />
Mais du monde qui marche dans la rue<br />
Ça on en a plein le cul</p>
<p>Le savez vous seulement ?<br />
Qui ne dit mot consent<br />
Le savez savez-vous qu’on sent<br />
Mauvais?</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Point de mire</title>
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		<pubDate>Mon, 18 May 2009 15:20:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon J</dc:creator>
				<category><![CDATA[Folk Off]]></category>

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		<description><![CDATA[Le petit point que j’ai dans l’oeil
Ce n’est pas un écueil
Un trou dedans une feuille
C’est quelque chose
Ce n’est pas une pupille
Ni une lumière qui brille
Qui me dit
Que ce n’est pas fini la vie]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le petit point que j’ai dans l’oeil<br />
Ce n’est pas un écueil<br />
Un trou dedans une feuille<br />
C’est quelque chose<br />
Ce n’est pas une pupille<br />
Ni une lumière qui brille<br />
Qui me dit<br />
Que ce n’est pas fini la vie</p>
<p>Quand je ferme la porte sur les souvenirs<br />
Qui ne font que partir<br />
Pour les retenir<br />
Je les ai enfermés<br />
Barrés<br />
Enchaînés<br />
Bernés<br />
Leur faisant croire que ce n’était que momentané</p>
<p>Je revois la lumière qui passait dedans l’appartement<br />
Les jours de mauvais temps<br />
Et des tempêtes<br />
Qui passaient par les fenêtres<br />
Les nuages<br />
Sont bien plus souvent dans ma tête</p>
<p>Et je sais bien qu’un bon matin<br />
Alors que je ne saurai rien<br />
Il se sera éteint</p>
<p>Le petit point que j’ai dans l’oeil<br />
Le soir sur le fauteuil<br />
Les paupières sur le seuil<br />
Comme du ciment<br />
Ce n’est pas une pupille<br />
Ni une lumière qui brille<br />
Qui me dit<br />
Que ce n’est pas fini la vie</p>
<p>Maintenant que la porte nese ferme plus<br />
Ça refoule dans la rue<br />
Tout ce que j’ai vu<br />
Et connu<br />
Et l’inconnu<br />
Se taille une place<br />
Dedans ma face<br />
À force d’audace<br />
Il faut bien laisser des traces</p>
<p>Et je sais bien qu’un bon matin<br />
Alors que je ne serai rien<br />
Il se sera éteint</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Ma petite chanson</title>
		<link>http://simonjodoin.net/textes/folk-off/ma-petite-chanson/</link>
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		<pubDate>Mon, 18 May 2009 15:17:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon J</dc:creator>
				<category><![CDATA[Folk Off]]></category>

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		<description><![CDATA[Ma petite chanson
Que je fredonne tranquille
Me revient comme la goutte d’un chinois en torture
La guerre dans mon refrain
N’est là que pour bien faire]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ma petite chanson<br />
Que je fredonne tranquille<br />
Me revient comme la goutte d’un chinois en torture<br />
La guerre dans mon refrain<br />
N’est là que pour bien faire</p>
<p>C’est pourtant le silence<br />
Qui la souffle le mieux<br />
Je la retrouve toujours quand nous devenons muets<br />
Ma petite chanson qui n’a aucun attrait</p>
<p>Au fond ce n’est qu’un bruit<br />
Tout comme un parasite<br />
Qui colle à mon cerveau comme une maladie<br />
Comme une sorte de vice<br />
Dont je ne peux me guérir<br />
Cette petite chanson que je garde en souvenir</p>
<p>Dans une boîte en carton<br />
Remplies de vielles photos<br />
Et de destinations que j’oublie tranquillement<br />
Quelque fois dans ma vie je l’ouvre<br />
Mais quand il pleut</p>
<p>Car quand le soleil brille<br />
L’extérieur nous appelle<br />
Et ma petite chanson ne dort jamais bien loin<br />
Je ne sais pas quoi en faire<br />
Alors je n’en fais rien</p>
<p>C’est même peut-être bien la plus belle<br />
Chanson du monde<br />
Qui s’en fout<br />
Comme une mine sur une terre où l’on ne creuse nulle part<br />
Où le sol nous protège contre les utopies<br />
Où ma petite chanson peut demeurer en vie</p>
<p>Je la rangerai bientôt<br />
Comme une rose unique<br />
Sous un globe<br />
Protégée<br />
À l’abris des curieux<br />
Même que pour sa survie je peux bien l’oublier</p>
<p>Ma petite chanson n’a vraiment rien à dire de nouveau<br />
C’est une vieille qui radote<br />
Qui oublie ce qu’elle dit<br />
Au rythme de ses mots</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le révolutionnaire du dimanche</title>
		<link>http://simonjodoin.net/textes/folk-off/le-revolutionnaire-du-dimanche/</link>
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		<pubDate>Mon, 18 May 2009 15:11:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon J</dc:creator>
				<category><![CDATA[Folk Off]]></category>

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		<description><![CDATA[Le révolutionnaire du dimanche
Rentre chez lui
La pancarte à l’appui
Sur son épaule
Dedans la pluie
C’est l’appel du lit
Demain c’est lundi et mardi et mercredi]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le révolutionnaire du dimanche<br />
Rentre chez lui<br />
La pancarte à l’appui<br />
Sur son épaule<br />
Dedans la pluie<br />
C’est l’appel du lit<br />
Demain c’est lundi et mardi et mercredi</p>
<p>Le révolutionnaire du dimanche<br />
Se retrousse les manches<br />
Les fin de semaines<br />
Il a des tatouages<br />
Mais son ramage<br />
Dans les parages<br />
Est périmé de son plumage</p>
<p>Il a des cors aux pieds<br />
Et les jointures usées<br />
Dans son retour tranquille<br />
Il a les poings serrés par crainte de s’envoler</p>
<p>Le révolutionnaire du dimanche<br />
A un trouble dans la hanche<br />
Il est toujours plié d’un côté<br />
Quand il veut crier<br />
Ça fait du silence<br />
Quand il veut bouger<br />
Il tombe comme en transe</p>
<p>Il n’a plus de moyen<br />
Et bien qu’il n’en dise rien<br />
Il est bien mal en point<br />
Il voudrait que ça change mais jamais perdre au change<br />
Pensant que tout s’arrange<br />
Que les objets se rangent</p>
<p>Mais le temps derrière lui ne fait que s’en aller<br />
Il est toujours passé et ça le fait sacrer d’être encore démodé</p>
<p>Le révolutionnaire du dimanche<br />
Sa taille une grosse tranche<br />
De vie dedans la mie de son pain quotidien<br />
Il n’a pas de prochain<br />
Pour venir après lui<br />
Et celui qu’il suivait très très loin disparaît<br />
Il rejoint son salon<br />
Et sa télévision<br />
Ses cossins de maison<br />
La poussière sur les murs est rendue tellement dur<br />
Que c’est comme du stuco<br />
Ça finit par faire dur<br />
Quand la mode disparaît<br />
Et qu’enfin les épais sont démasqués pour vrai<br />
Il se dit pis après</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le mal de mer</title>
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		<pubDate>Mon, 18 May 2009 15:08:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon J</dc:creator>
				<category><![CDATA[Folk Off]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai bien vu dans ma télé
L’armée des cravatés
Des va-nu-pieds-dans-le-cul-qui-se-perdent
Mais où ?
Fouille moi
Penses-tu vraiment que je le sais ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J’ai bien vu dans ma télé<br />
L’armée des cravatés<br />
Des va-nu-pieds-dans-le-cul-qui-se-perdent<br />
Mais où ?<br />
Fouille moi<br />
Penses-tu vraiment que je le sais ?<br />
Peut-être qu’à force de s’entêter<br />
De refuser<br />
De les faire chier<br />
Petit à petit feu sur lequel il faut toujours souffler<br />
Ça va finir par allumer<br />
Pis qu’on pourra se réchauffer<br />
Sans se brûler<br />
Ou risquer de recevoir un pile inconcevable de papier<br />
Par le courrier<br />
Pour résumer nos mauvais coups et la liste des créanciers<br />
Qui nous poursuivent sans relaxer<br />
Sans même un seul jour de congé<br />
Pour tenter de nous enculer<br />
Et même de nous vulgariser<br />
Des théories sans queue ni têtes qui portent sur la vérité<br />
Mais sans jamais l’avoir trouvé<br />
Nulle part<br />
Sinon dedans leurs oreillers<br />
En dormant</p>
<p>As-tu de la lucidité pour moi ?<br />
As-tu quelque chose de cool à faire à soir ?<br />
Ou à faire valoir<br />
As-tu le stuff qui gèle contre le mal de mer ?</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Je ne pense pas donc je te suis</title>
		<link>http://simonjodoin.net/textes/folk-off/je-ne-pense-pas-donc-je-te-suis/</link>
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		<pubDate>Mon, 18 May 2009 15:07:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon J</dc:creator>
				<category><![CDATA[Folk Off]]></category>

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		<description><![CDATA[Je n’ai plus de vertèbres
Je fais même des phrases sans verbe
Tout ça c’est de l’histoire ancienne
Sans doute la mort est une Lesbienne
Qui couche avec la vie
Je ne pense pas donc je te suis]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je n’ai plus de vertèbres<br />
Je fais même des phrases sans verbe<br />
Tout ça c’est de l’histoire ancienne<br />
Sans doute la mort est une Lesbienne<br />
Qui couche avec la vie<br />
Je ne pense pas donc je te suis</p>
<p>Je ferme les yeux et je vois<br />
Mon corps étendu devant moi<br />
Pas de tunnel<br />
Pas de chandelle<br />
Ni même d’enfant avec des ailes<br />
Ne viennent jusqu’ici<br />
Je ne pense pas donc je te suis</p>
<p>Mais certain soir ça devient une habitude<br />
Même que des fois<br />
J’appelle ça la solitude<br />
Assis dans ma cuisine<br />
J’hallucine</p>
<p>Je mets un pied devant l’autre<br />
Comme un mouton<br />
Comme un noyé qui ne touche jamais le fond<br />
Je me perds dans ma maison<br />
Et je m’endors<br />
Trop facilement<br />
Même réveillé<br />
Même quand j’ai les yeux allumés<br />
Ce n’est qu’un leurre<br />
Je suis un fantôme à mes heures</p>
<p>Maintenant que je suis ressoudé<br />
Je marche plus lentement car je sais<br />
Que mon squelette est une éponge<br />
Et que tout ça peut bien se rompre<br />
Comme un mauvais rêve la nuit<br />
Je ne pense pas donc je te suis</p>
<p>Mais mon sentier est bien tracé<br />
Et l’erreur me semble impossible<br />
Je sais bien que c’est pas terrible<br />
Mais je suis comme téléguidé<br />
Par un malin génie<br />
Je ne pense pas donc je te suis</p>
<p>Mais certain soir ça devient une habitude<br />
Même que des fois<br />
J’appelle ça la solitude<br />
Assis dans ma cuisine<br />
J’hallucine</p>
<p>Je manipule des objets qui me semblent chaque fois intouchables<br />
Je me shoote à la paraffine<br />
Avec une chandelle allumée<br />
Je réalise que je suis mort<br />
Ou si je ne le suis pas encore<br />
C’est la même chose<br />
Je ne comprends plus d’autres causes que mon esprit<br />
Je ne pense pas donc je te suis</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Engage-moi</title>
		<link>http://simonjodoin.net/textes/folk-off/engage-moi/</link>
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		<pubDate>Mon, 18 May 2009 15:06:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon J</dc:creator>
				<category><![CDATA[Folk Off]]></category>

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		<description><![CDATA[Engage-moi
Je dis fuck off dans les deux langues
C’est une luck comme y s’en fait plus
Vas-tu m’laisser finir dans rue ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Engage-moi<br />
Je dis fuck off dans les deux langues<br />
C’est une luck comme y s’en fait plus<br />
Vas-tu m’laisser finir dans rue ?</p>
<p>Engage-moi<br />
J’ai un dossier à quatre étages<br />
Une cravate<br />
Une chance de pendu<br />
Je suis vraiment pas un tout nu</p>
<p>Engage-moi!<br />
J’ai un deal sur les auréoles<br />
Je marche drett à droite de Jésus<br />
J’imprime sa face sur des tissus</p>
<p>Engage-moi<br />
J’ai un suit pour les occasions<br />
Une soutane<br />
Un masque de moron<br />
J’fite tout c’qui y’a dans la description</p>
<p>Fait qu’engage-moi!</p>
<p>J’ai un accent des bas étages<br />
Un beau costume qu’en j’vais en haut<br />
J’imagine toutes sortes de visages<br />
J’invente toujours celui qu’il faut<br />
Je ne sais pas perdre la face<br />
Je gagne plus souvent qu’autrement<br />
Des fois<br />
Au pire<br />
Je claire la place<br />
Ça laisse tout le monde indifférent</p>
<p>Un jour c’est sur<br />
Avant longtemps<br />
J’aurai de quoi perdre mon temps<br />
J’arrangerai la mort comme il faut</p>
<p>Mais engage-moi!</p>
<p>En attendant je fais la job<br />
J’n’ai pas assez<br />
J’n’ai jamais trop<br />
On dit même que j’suis un bourreau!</p>
<p>Ça fait qu’engage moi!</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Drogues et autres abus</title>
		<link>http://simonjodoin.net/textes/folk-off/drogues-et-autres-abus/</link>
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		<pubDate>Mon, 18 May 2009 15:06:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon J</dc:creator>
				<category><![CDATA[Folk Off]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand je suis seul dans ma boutique
Je deviens ma propre Amérique
Je me découvre des continents
Des coins en moi que j’ignorais depuis longtemps
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quand je suis seul dans ma boutique<br />
Je deviens ma propre Amérique<br />
Je me découvre des continents<br />
Des coins en moi que j’ignorais depuis longtemps</p>
<p>J’accroche ma guitare dans mon cou<br />
Comme un collier<br />
Comme une victoire<br />
Ou une manière de m’faire des sous</p>
<p>J’compose des hits qui pognent même pas<br />
J’ai toujours déjà entendu<br />
Les tounes qui m’viennent au bout des doigts</p>
<p>Je vends des mots dans une musique<br />
Comme d’autres veulent me vendre des bananes<br />
Ce n’est jamais plus sympathique</p>
<p>À la différence qu’on se tanne<br />
Plus vite des mots que des bananes<br />
Si bien que les légumes restent toujours semblables</p>
<p>Et que seul comme en transe<br />
Je rénove mon silence</p>
<p>- II -</p>
<p>J’ai des oiseaux que je protège<br />
En me gardant en cage<br />
J’y fais chaques jours le ménage</p>
<p>Mon ti bol d’eau<br />
D’la rip de bois<br />
D’la graine en masse<br />
Pis un matelas<br />
Pas grand chose avec ça</p>
<p>J’écoute siffler mes volatiles qui sont chaque fois plus difficiles<br />
En mélodie</p>
<p>J’apprends par coeur les sons de brousse<br />
Les oiseaux savent ce qui les pousse<br />
À faire du bruit</p>
<p>Ils me soufflent des airs de pays<br />
Que je n’ai jamais visité<br />
Mais auxquels j’ai toujours rêvé</p>
<p>Des sons de mers et de montagnes<br />
Avec un ti coin de campagne<br />
Pour passer les jours de congé</p>
<p>Mais ma boutique ces jours-ci<br />
Ne vaut guère plus qu’un bol de riz</p>
<p>- III -</p>
<p>Dans la foulée des événements<br />
et de la menace du beau temps<br />
Je fabrique des danses de la pluie</p>
<p>Je me sculpte un genre de totem<br />
Que je dispose comme une emblème<br />
Comme un oiseau du paradis</p>
<p>Je me dis<br />
Si j’avais des ailes<br />
J’arracherais la paire de bretelle<br />
Qui tient mon corps à mon esprit</p>
<p>Mais enfin<br />
Pour avoir la paix<br />
Je m’allume un grand calumet<br />
Il y a des soirs où ça suffit</p>
<p>S’il y a un ciel des idées<br />
C’est assez dur de se figurer<br />
Où sont rendues les idées que j’ai</p>
<p>Je les imagine très très haut<br />
Car les idées et les oiseaux<br />
Ont en commun de voyager</p>
<p>Et mes idées ces jours-ci<br />
Ont envie de faire du bruit</p>
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